Cent ans de solitude de GABRIEL GARCIA MARQUEZ

Publié le 27 Août 2012

100ans                 J'AIME !

L'auteur:

Né en Colombie en 1927, Garcia Marquez se lance dans une carrière de journaliste après ses études de droits. En tant que correspondant étranger, il voyage en Europe plusieurs années avant de revenir s'installer en Amérique du Sud. Son engagement révolutionnaire lui vaudra de nombreuses années d'exil.

En 1965, il commence l'écriture de cent ans de solitude. Il sera publié en 1967: un succès immédiat.

Il reçoit en 1982 le prix nobel de littérature.

Il est également l'auteur de chronique d'une mort annoncée et l'amour au temps du choléra.

 

Cent ans de solitude est une pièce maîtresse dans l'oeuvre de Garcia Marquez; c'est son premier grand succès littéraire mais aussi une oeuvre majeure de la littérature du XXème siècle. Qu'on apprécie ou non le style de l'auteur, force est de constater qu'il s'agit d'une oeuvre monumentale, qui retrace 100 ans de l'histoire d'un petit village d'Amérique latine. 100 ans d'histoire familiale.

100 ans d'Histoire.

Au départ, José Arcadio Buendia et sa femme Ursula, fondent le village de Macondo, au beau milieu de nulle part.

"Le monde était si récent que beaucoup de choses n'avaient pas encore de nom et pour les mentionner, il fallait les montrer du doigt."

Assez naturellement, Buendia devient en quelque sorte le chef du village, le patriarche. Il dessine les plans du villages, décide de l'orientation des maisons, instaure des règles de vie etc...

La famille et le village s'agrandissent, les générations se succèdent...Le village voit apparaître des voies de communications (route, chemin de fer, téléphone), des étrangers, une bananeraie, des conflits sociaux etc...

Bref, un siècle d'évolution vu à travers la dynastie Buendia.

 

Garcia Marquez nous raconte son histoire comme un conteur au coin du feu nous parlerait de l'origine du monde (c'est d'ailleurs un peu ça, on retrouve des similitudes certaines avec la bible -l'exode, la genèse, les fléaux, le déluge...). Le style est simple, le récit plein d'humour, pimenté d'anecdotes loufoques et de délicieuses exagérations propres aux légendes familiales, sans vraiment aller dans le domaine de la magie...(mais un peu quand même...)

Cent ans de solitude est un roman facile à lire, dans le sens où l'écriture est simple et la narration fluide mais l'auteur n'a pas facilité la tache au lecteur et certains se décourageront peut-être en chemin en découvrant que tous les descendants Buendia s'appellent soit José Arcadio, soit Aureliano. Sur les deux-trois premières générations, on s'y retrouve; ensuite...(surtout si comme moi vous interrompez la lecture plusieurs semaines avant de reprendre), on ne sait plus qui  est qui et c'est plus compliqué...( Il faudrait peut-être se procurer un arbre généalogique de la famille avant de commencer le roman).

MAIS

il serait vraiment dommage d'arrêter la lecture en route: la fin est grandiose!

 

Dans un premier temps, j'ai retrouvé l'ambiance de la maison aux esprits d'Isabel ALLENDE (c'est Allende qui s'est inspirée de Garcia Marquez) mais rapidement, le récit prend une tournure tout à fait différente. 100 ans de solitude est davantage un condensé d'histoire de l'humanité alors que la maison aux esprits retrace l'histoire d'un pays.


En sortie de lecture, j'ai quand même la drôle d'impression de m'être fait rouler dans la farine par Garcia Marquez! Il m'a fait croire que je lisais une histoire légère, faite de potins familiaux et d'anecdotes vaguement classées par ordre chronologique alors qu'en fait, il avait un plan très précis et structuré, qu'il savait exactement où il allait et comment y aller. Je ne m'en suis rendue compte qu'à la toute dernière page.

Comme c'est agréable de se laisser guider par un maestro...

 

Une lecture que je recommande vivement!

 

NB:

Dans l'édition points, le roman est précédé d'une "présentation d'Albert Bensoussan" que je recommanderais de ne pas lire avant, afin de préserver le mystère de la lecture...

Rédigé par gridou

Publié dans #romans

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Le Marginal Magnifique 07/08/2013 02:34

Pour ma part je trouve ce roman très surfait et peu brillant, certes bien écrit et témoignant d'une belle puissance narrative chez son auteur, mais totalement creux.

Gabriel Garcia Marquez a une imagination foisonnante, mais quel intérêt ? Où est le génie ? Le livre ne présente aucune structure construite, il n'y aucun fil conducteur, aucune analyse psychologique, nous sommes en présence de faits imaginaires relatés avec une densité décourageante, qui plus est sans beaucoup d'humour ni beaucoup d'esprit...

D'ailleurs Marquez a dit lui-même ne pas comprendre le succès de ce livre en particulier : "La plupart des critiques ne réalisent pas qu'un roman comme Cent ans de solitude est un peu une blague". Certains livres sont hissés au panthéon de la littérature mondiale et parois cela reste énigmatique, voire injustifié. Non, non, je ne trouve pas ce livre brillant...

Je préfère largement l'œuvre de Tolstoï qui relève véritablement du génie !

gridou 23/08/2013 09:41

Merci des conseils. C'est vrai que le roman court (et les nouvelles) paraissent plus abordables. J'ai parfois un peu peur de m'attaquer aux grandes montagnes classiques.

Le Marginal Magnifique 22/08/2013 21:27

Bon, j'admets avoir été un peu sévère avec Marquez... Je n'aime pas trop son style, mais pour ses "talents de conteur" je suis entièrement d'accord avec vous, c'est pour ça que j'ai parlé de "belle puissance narrative" et d'"imagination foisonnante".

Concernant Tolstoï, oui, je vous le recommande ! Commencez peut-être par le court roman "La Mort d'Ivan Ilitch" ou alors ses nouvelles comme "Maître et serviteur" que personnellement j'adore. Puis il faut dire aussi que je suis entièrement fan du personnage. A part Hugo je me demande quel autre auteur a une telle aura...

gridou 22/08/2013 14:09

Voilà un commentaire qui va m'inciter à lire Tolstoï ( ce que je n'ai jamais fait) mais ne me fera cependant pas changer d'avis sur le talent de conteur de Garcia Marquez.

christine 21/11/2012 19:56


Pour moi bine suprérieur à I.Allende

gridou 21/11/2012 20:58



Oui, c'est un bouquin assez monumental. 


Quand Allende peint une fresque familiale, Marquez peint une fresque historique...


Mais j'aime beaucoup Allende aussi.


 



esperluette 28/08/2012 09:29


moi aussi, j'étudiais plutôt des classiques français ! C'est un peu domage car une ouverture sur le monde ne me semble pas inutile.

gridou 28/08/2012 16:19



c'est vrai ! J'en avais parlé à mon prof qui m'avait répondu qu'il y avait déjà de quoi faire en littérature française et que rien ne m'empêchait d'aller lire d'autres choses...J'ai mis le temps
mais j'ai fini par m'y mettre :)



Pyrausta 27/08/2012 19:48


un grand classique étudié au lycée...

gridou 27/08/2012 21:06



Tu lisais des trucs chouettes au lycées dis donc. J'étais dans les classiques français, parfois un peu chiant à mon gout...Ceci dit, je ne suis pas sûre que j'aurais apprécié de lire ce livre à
17 ans...



esperluette 27/08/2012 18:37


Bonjour,


J'ai lu ce livre, il y a une dizaine d'années. C'est un grand roman mais je me souviens d'avoir eu beaucoup de mal avec les personnages (ils portent souvent le même nom et on s'y perd un peu).

gridou 27/08/2012 21:05



Je me suis perdue dans les Aureliano Arcadio mais j'ai continué à lire sans me souvenir de la généalogie familiale, en me concentrant sur le présent. Je pense que c ets le genre de livre dont le
souvenir va me hanter longtemps