Fille du destin de Isabel ALLENDE

Publié le 8 Juin 2011

filledudestin                          EXCELLENT !

 

J'ai retrouvé dans 'fille du destin' tout ce que j'avais aimé dans 'la maison aux esprits'. La plume d'Isabel ALLENDE, qui est une excellente conteuse, et des personnages féminins au caractère bien trempé qui ne se laissent pas corseter par la tradition et les convenances.


Le roman démarre en 1843, à Valparaiso (port chilien). La petite Eliza a été adoptée par une famille anglaise (un frère et sa soeur "vieille fille"). Eliza est à la fois élevée dans la tradition anglaise (apprentissage du piano, de la couture, bonnes manières et tout le toutim) et dans la tradition 'indigène' de Mama Fresia, la cuisinière qui s'occupe d'elle comme une mère.

"La fillette grandit entre la petite salle de couture et les cours intérieures, parlant anglais dans une partie de la maison et un mélange d'espagnol et de mapuche - le parler indigène de sa gouvernante- dans l'autre, habillée et chaussée comme une princesse certains jours, et d'autres, jouant avec les poules et les chiens, pieds nus et couverte d'un simple tablier d'orpheline."

Puis la fillette devient une jeune fille...et ce qui devait arriver arriva. Elle tombe amoureuse d'un jeune homme qui n'est pas de sa classe (sociale). Il part faire fortune en Californie avec l'intention de revenir l'épouser, au tout début de la ruée vers l'or. Eliza ne peut supporter d'attendre son retour et fugue pour le retrouver. Elle voyage clandestinement dans la cale d'un bateau dans des conditions effroyables, aidée par Tao Chi'en, un médecin chinois qui a fui son pays. Elle débarque alors sur une terre hostile où les rares femmes sont des prostituées. Un pays sans foi ni loi où l'or rend fou. Elle devra dissimuler son identité et rechercher dans cette immense territoire son bien-aimé avec la ténacité propre aux héroïnes Allendiennes.

Un résumé un peu long mais pas si détaillé, il reste encore plein de surprises à découvrir !

 

Allende nous parle tout à la fois de la colonisation, du racisme, de l'histoire de la Californie (indiens et mexicains chassés de leurs terres), de la vie en Chine au XIXème siècle à travers la vie de Tao Chi'en, de la médecine chinoise...Elle développe aussi très subtilement le thème de la condition de la femme. Le corset revient comme un leitmotiv, comme un symbole qui prive les femmes de leur liberté. D'ailleurs, Eliza s'en débarrassera et promettra de ne plus jamais en porter.

 

"Sa femme avait la quarantaine; on aurait dit une vieille, flétrie, la tête baissée, toujours habillée en noir à cause de ses enfants morts en bas âge et étouffant sous le poids de son corset, de la religion et de ce mari que le sort lui avait donné."

 

"Droite et triste, Rose gardait les apparences par discipline, avec la sensation que seul son corset la soutenait et qu'elle tomberait en morceaux si jamais elle l'enlevait."

 

"Roman d'amour, roman d'aventures, roman historique" dit la 4ème de couv'.

C'est vrai. Et aussi:

 

Un roman sur la Liberté 

 

que je recommande vivement !

 

 

 

 

 

Rédigé par gridou

Publié dans #romans

Commenter cet article

Luna 22/06/2011 08:12



Si la suite est aussi bien que ce que tu dis de celui-ci : je vais rapidement me laisser convaincre !



gridou 22/06/2011 22:47



on verra...



Luna 21/06/2011 11:04



J'adore la couverture, et tu m'as donné envie de le découvrir !


Merci d'être passée :)



gridou 21/06/2011 12:40



En plus il y a une suite si ça te plait !



Canel 20/06/2011 17:54



Ceci dit, je trouve important de connaître le sexe de l'auteur : j'ai cru qq tps que Fred Vargas et Dominique Sylvain étaient des hommes, ça a tout perturbé ma vision des livres d'apprendre
que non !!



gridou 20/06/2011 20:55



idem pour Yasmina Khadra ! Je ne l'ai pas encore lu mais ça change un peu la donne...



Canel 20/06/2011 17:52



Ah oui, à bas les contraintes !! C'est pas souvent qu'on est libre de choisir, je suis pointilleuse en orthographe/grammaire (enfin, j'essaie ), mais là, vive la liberté !



gridou 20/06/2011 20:54



je suis plutot d'accord :)



Canel 20/06/2011 13:28



Puisque tu sollicites mon avis : j'écris UNE auteur (sans E à auteur), et je dis MA médecin, LA professeur, etc.


Dans notre administration, on dit même UNE contrôleuR (c'est un grade, le mien en l'occurrence... pas terrible mais un grade qd même  !!)


Parce qu'auteur avec un E, je trouve ça moche et artificiel, et certaines féminisations de mots sonnent "plouc" (mairesse, doctoresse, écrivaine...) je trouve !


;-)



gridou 20/06/2011 17:33



c'est marrant ça...Tu te fais ta propre règle en fait . J'aime bien cette idée !!