La ligne de tir de Thierry BRUN

Publié le 1 Octobre 2012

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Je suis toujours honorée quand un auteur trouve la porte de mon petit chez moi virtuel et s'en vient me proposer de le lire. Quand en plus, il m'offre un exemplaire dédicacé...je suis aux anges!

Il me semble donc que je dois des excuses à Thierry Brun pour avoir tant tarder à lire son livre (j'ai eu une petite baisse de régime côté lecture...) mais je lui dois aussi d'être honnête et de dire sincèrement ce que j'en ai pensé (n'est-ce pas?).

Et là, je suis un peu embêtée...parce que je n'ai pas apprécié cette lecture.

Entendons-nous bien:

je ne suis pas gênée de le dire (n'ayant pas reçu le petit chèque qui va avec le roman pour faire la promo du bouquin je n'ai pas de scrupule à ce niveau-là <- ceci est une blague ! Mieux vaut préciser, c'est un sujet sensible sur la blogo ).

je suis gênée de ne pas avoir les arguments pour expliquer à l'auteur mon manque d'intérêt. Et ça, c'est embêtant. Les critiques doivent servir à s'améliorer. Je vais donc faire de mon mieux pour m'expliquer...

 

La ligne de tir est un polar qui nous parle de tueurs à gages, des flics corrompus, de crime organisé. Le milieu du grand banditisme.

Dans la ligne de mire se trouve Loriane, une tueuse à gage ex-flic infiltrée, qui s'est retirée du marché. Elle s'apprête à reprendre du service quand le commissaire Fratier, flic véreux sur le point d'être mis en examen, décide de se débarrasser de ce témoin gênant. Il engage des tueurs pour l'éliminer. Comme elle est protégée par son ancien amant, le redoutable tueur Patrick Jade, il va vouloir faire d'une pierre deux coup. Mais elle est également protégée par son employeur, le syrien, qui règne sur le crime organisé de la ville. Au final, les lignes de tir s'entremêlent, certains voulant protéger Loriane et d'autres l'éliminer. Tous les protagonistes sont des gros durs. Des mercenaires hyper-entraînés qui ont déjà côtoyé la mort de près et même la torture. Qui n'ont peur de rien, surtout pas d'avoir recours à la violence dans leur cavale infernale.

 

On a donc affaire ici à un roman d'action assez violent, au rythme soutenu. L'intrigue, qui semble sûrement un peu complexe lors de la lecture du résumé, est en fait assez simple: le chat poursuit le chat qui poursuit le chat...pas d'innocente souris mais un grand méchant loup, le plus féroce de tous, Patrick Jade. 

On ne peut pas reprocher à l'auteur trop ou pas assez de complexité dans le scénario. Il y a au contraire un certain équilibre entre la ligne principale - la chasse à la Loriane - et les ramifications qui viennent enrichir l'histoire. Tout est très clair et facile à suivre.

Les personnages sont bien campés, ils ont tous un passé qui leur colle à la peau et explique leurs actions et réactions dans le présent.

En bref, l'écriture est bien maîtrisée, autant au niveau du fond que de la forme. 

Mais je n'ai pas réussi à rentrer dedans et à me concentrer sur cette lecture. Pas moyen de m'attacher aux personnages, de vibrer face aux dangers qu'ils rencontrent. Pas de tension dans les épaules en tournant les pages. 

Rien.

Ni passion dans la lecture ni arguments à avancer pour expliquer pourquoi.

Peut-être que le style de l'auteur ne m'a pas touchée...

Peut-être que le milieu des tueurs à gage n'est pas ma tasse de thé...

Peut-être que j'ai du mal avec les romans d'action pure (contrairement à l'avis de Pierre, pour moi il n'y a pas vraiment de fond - le Congo, la Serbie et les magouilles politiques sont évoqués mais ne font pas une sous-couche qui tendent le récit.)

Peut-être que c'était juste le mauvais moment pour moi...

En tout cas, je suis navrée de cette rencontre manquée (si peu argumentée!), Mr Brun.

 


 

 

 

 

Rédigé par gridou

Publié dans #noir et polar

Commenter cet article

barbarossa 26/05/2014 13:19

Moi qui avais vraiment adoré Surhumain, un vrai polar choc avec quelques petites touches thriller et fantastique qui m'avais pris au ventre dès les premières lignes, j'ai eu aussi du mal avec La ligne de tir pour rentrer dedans, donc forcément un peu déçu...

Noukette 03/10/2012 22:46


Personnellement, je trouve que tu as très bien expliqué ton ressenti... C'est dommage mais bon, la rencontre avec un livre, avec un auteur, ne se fait pas toujours...

gridou 06/10/2012 11:55



Merci !!


Quand on ne sait pas comment s'y prendre, autant dire les choses sincèrement...



Midola 02/10/2012 20:47


Pas facile comme exercice surtout quand l'auteur vous a lui-même envoyé son livre... C'est en partie pour ça que j'hésite à accepter ce genre de proposition.

gridou 06/10/2012 11:54



Oui c'est plus délicat de dire dire qu'on n 'aime pas.Je jette un oeil sur l'avis des copains bloggers avant de me lancer en général...



Pierre FAVEROLLE 01/10/2012 20:35


Comme tu le dis Gridou, la lecture est une rencontre entre le livre et son lecteur. Je comprends ton avis, parfois, il m'arrive de passer à coté de lectures dont je sais qu'elles m'auraient plu à
un autre moment. BIZ

gridou 02/10/2012 09:52



Tu sais ce qu'on dit: "les gouts et les couleurs..."


biz aussi 



Oncle Paul 01/10/2012 19:01


Bonjour Gridou


 Et merci ! Je pensais être le seul à ne pas avoir apprécié ce roman, contrairement à Pierre qui lui a été subjugué. L'ennui naquit un jour de l'uniformité. Et si tous les avis étaient
élogieux cela serait soit un copier/coller, soit de la flatterie, et vice versa bien évidemment. Mais tous les avis doivent être sincères, c'est ce que j'ai essayé de faire tout comme toi, mais
il n'est pas dit que je ne recommencerai pas, l'humeur du lecteur peut évoluer, le thème traité par l'auteur se révéler différent, toutes sortes d'ingrédients qui font qu'on accroche à un livre
et pas à un autre même si celui qui l'a écrit est le même.


Amitiés

gridou 02/10/2012 09:50



Merci à toi Paul! 


J'avais raté ton article (ou l'ai volontairement mis de côté pour éviter d'être influencée puis oublié).


On est 100% d'accord en fait! ça me fait très plaisir. Dans ces cas-là (qd objectivement je vois des qualités mais
que je n'accroche pas) je suis toujours un peu fébrile au moment de poster l'article.