le dramaturge de Ken BRUEN

Publié le 18 Novembre 2010

bruen           Du polar irlandais de haut niveau !   J'AIME !!!


Mon 1er livre de Ken Bruen (auteur que j'ai découvert en me baladant chez black Novel et toute une histoire notamment).

Le dramaturge est le 4ème volet d'une série qu'il est conseillé de lire dans l'ordre (ce que je n'ai bien sûr pas fait !) pour apprécier davantage l'évolution de l'enquêteur Jack Taylor. D'un autre côté, il y a plein de rappels explicatifs sur les anciennes affaires, donc on s'y retrouve sans problème.

Jack Taylor est un ancien flic reconverti en privé. Un vieux bougon comme je les aime, alcoolo, gros fumeur, cocaïnomane aussi (ça, ça change un peu du flic traditionnel) mais qui est en train de se ranger. Il est clean depuis 6 mois. Par contre un gros paquet d'emmerdes s'annonce en perspective, ce qui ne va pas arranger sa mauvaise humeur...

Dans 'le dramaturge', l'enquête n'est pas primordiale, elle est un prétexte pour suivre Jack (d'où l'intérêt de lire dans l'ordre), et découvrir l'Irlande aussi. Bruen est un irlandais pur souche qui aime son pays et ne manque pas d'évoquer les traditions irlandaises, les personnages qui ont marqués l'histoire du pays; il parle d'actualité aussi, de musique - tout ce qui arrive à Jack est suivi par le lecteur...

Par certains côtés, Bruen m'a rappelé Rankin et son inspecteur Rebus d'Edimbourg. Mais Bruen est beaucoup plus noir et cynique. Son écriture est géniale. Il écrit en faisant des coupes comme un cinéaste joue du montage. Et il a un sacré sens du rebondissement...La fin du livre m'a vraiment bluffée (j'ai dû relire la page pour être bien sûre...).

Une super découverte ! Je vais persister avec Jack Taylor, et reprendre le fil du début, j'ai très envie de savoir comment il en est arrivé là. 

pour une lecture ordonnée:

- delirium tremens

- toxic blues

- le martyre des magdalènes

- le dramaturge

- la main droite du diable

- chemin de croix

- en ce sanctuaire

 

Pierre F. : merci pour tes conseils.


 

 

 

Rédigé par gridou

Publié dans #noir et polar

Commenter cet article

pierre Bondil 26/08/2011 09:51



Oui, bien sûr, on a envie de lire, pour le plaisir et pour apprendre. Là, j'enchaîne des textes tchèques ("Le Brave soldat Schveik" puis " Le Requiem de Terezin" de Josef Bor), polonais ("Les
Fantômes de Breslau" de Marek Krajewski" puis "Prendre le Bon Dieu de vitesse" de Hanna Krall) avant de passer à "Une femme à Berlin, avril-juin 1945" (journal anonyme) puis à "The Autobiography
of Miss Jane Pittman" d'Ernest J. Gaines (un grand monsieur). À votre disposition si vous avez d'autres questions.


Amitiés



gridou 26/08/2011 10:08



Copieux programme !!! et merci pour ces réponses


 



pierre Bondil 24/08/2011 16:39



Bien sûr, j'ai encore fait un lapsus : le Bruen "à part" sortira chez Rivages, ce qui me ravit, il s'appelle "Tower" et gardera vraisemblablement son titre. Non, je ne suis pas "obligé" de lire
en v.o. Je préfère, la lecture est infiniment plus riche et, de toute façon, plus... fidèle. Et puis, à force de traduire, on repère les fautes chez les collègues (et ils en repèrent sûrement
dans mon travail). Et au bout de quelques-unes, le livre me tombe des mains. En tout cas, il tombe des miennes. Par exemple, "Rigor mortis", justement, ou "À bout de souffle !", de Richard Stark
avant d'être traduit, qui n'a justement ni souffle, ni rythme, sans compter les fautes... etc... "Juillet de sang" de Joe R. Lansdale dans la version Fleuve Noir. "Le facteur sonne toujours deux
fois", les Thompson de la Série noire, et même... "Les Raisins de la colère" ou "Un lit de ténèbres", mais là, pour s'en rendre compte, il faut comparer la v.f. et la v.o. (ce qui ne minimise pas
les fautes). Mais je suis bien obligé de lire la v.f. dans les autres langues !


Amitiés


 



gridou 26/08/2011 09:29



C'est exactement ce que j'entendais par "obligé". J'adorerais être assez bonne en anglais pour lire les versions originales mais ça me demande un effort de concentration trop intense.


Encore une question (et oui, je suis curieuse et c'est la 1ère fois que j'ai l'occasion d'échanger avec un traducteur de romans): est-ce qu'on a encore envie de lire (pour le plaisir) quand on
passe ses journées à traduire ??



pierre Bondil 24/08/2011 08:05



Je n'ai pas été assez précis. Bien sûr, si Jean Esch avait traduit le deuxième roman de la série, il l'aurait fait au passé simple aussi. Il n'y avait pas que le problème du temps, mais cela nous
prendrait des heures. Personnellement, je n'apprécie pas la série des R&B signée Ken. Question de goût. Il a aussi des romans "à part". Je viens d'en traduire un chez Gallimard, ça sortira
courant 2012, ça se passe aux USA et je trouve ça très bien (et très violent). C'est écrit à quatre mains avec Reed Farrell Coleman.


Amitiés à tous



gridou 24/08/2011 16:24



On m'a déjà recommandé ses romans dits "à part", il faut que je m'y mette. Quant à cette nouveauté, ça promet ! Coleman est dans ma liste d'auteurs à découvrir et je ne doute pas que ce soit du
haut niveau !


Je me pose une question un peu bête...est ce que le fait d'être traducteur vous "oblige" à lire systematiquement en VO ???



pierre bondil 10/08/2011 10:06



Bonjour et bonnes lectures avec Jack Taylor. Une précision importante : Delirium tremens est traduit (bien) par Jean Esch au passé simple, Toxic Blues, le deuxième de la série, au... passé
composé ! Les cinq suivants par votre serviteur, eux aussi au passé simple. Le huitième n'a convaincu ni Gallimard, ni Rivages et a été acheté par Fayard qui préfère le confier à ses traducteurs
maison. Dommage, je ne vais pas pouvoir poursuivre l'avanture avec Ken et Jack. Pourtant, j'ai essayé !


Cordialement



gridou 23/08/2011 21:14



Désolée pour la réponse tardive (la faute aux vacances !!).


Pour le moment je n'en ai lu qu'un mais j'en ai d'autres sur mon étagère; je tacherai de prêter une attention particulière à la traduction et aux temps employés .



bruno 30/11/2010 22:38



Comme quoi le hasard! je viens d'echanger via mon blog avec Cynic au sujet de Ron Rash ( un pied au paradis), pour ensuite parler, sans qu'il y ait de lien , de Ken Bruen.Je venais d'acheter le
Dramaturge et je lui demandais s'il fallait que je commence plutôt par les 1eres aventures de Jack Taylor, ou si je pouvais attaquer directement avec le Dramaturge dont il avait adoré la lecture.
Il me conseille de commencer par le commencement ( tout comme Pierre visiblement) , ce que je vais donc faire, mais il me tarde d'en arriver au Dramaturge dont tout le monde me parle !!!



gridou 01/12/2010 08:51



on est les derniers à ne pas avoir lu Bruen apparemment


J'ai commencé par le dramaturge parce que je n avais pas 'delirium tremens' sous la main. J'ai l'habitude de lire les séries dans le désordre, ça ne me dérange pas.


Par contre pour attaquer le duo Hap et Leonard ( de Lansdale) je vais respecter l'ordre.