QUE VIVA LA MUSICA ! d'Andres CAIDEDO

Publié le 12 Octobre 2012

viva-la-musica002-186x300               Déception...

 

Tout avait pourtant très bien commencé entre Caicedo et moi...

Avec sa belle gueule à la Jim Morrison et sa bio prometteuse ("un auteur mythique de la Colombie des années 70" "considéré comme le Rimbaud des lettres colombiennes" "suicidé à 25 ans le jour où il recevait le premier exemplaire de Que viva la musica !" ) j'ai foncé tête baissée pour découvrir ce nouvel-ancien auteur.caicedo.jpg

 

C'est la 1ère fois que Caicedo est traduit en français et bien que célèbre en Amérique latine, il commence tout juste à être traduit en Europe. (On comprend vite pourquoi. Le travail de traduction est impressionnant, ce ne fût certainement pas une tâche facile de restituer "la musique" de l'auteur) .

Un début très prometteur donc...D'autant plus que le style très enlevé, a capté mon attention dès les premières pages.


QUE VIVA LA MUSICA! est un roman raconté à la 1ère personne, par une jeune fille de 17 ans (très fière de sa chevelure) dont la principale activité consiste à "faire la rumba". Faire la rumba, c'est écouter de la musique et danser toute la nuit, tester différentes substances illicites et s'accrocher au beau garçon du moment.


Résumé succin pour intrigue succincte - ce qui n'est pas très important; la valeur d'un roman ne tient pas à la complexité de son scénario mais plutôt à l'écriture.

Et côté écriture, on ne peut pas nier qu'il y ait la patte d'un auteur de talent, un style très particulier, qui démarre tranquillement pour finir dans un rythme effréné et chaotique.

Plus on avance dans le roman et plus la narratrice "lâche la rampe", elle quitte la réalité pour le monde des psychotropes. Il n'y a plus de vie sociale, plus de morale... il ne reste que la musique, le rythme, la transe de la danse, le plaisir immédiat. Le présent.

Plus j'avançais dans ma lecture et plus je perdais le fil (tout comme la narratrice). C'est bien sûr intentionnel de la part de l'auteur (et très bien fait) mais une fois le principe d'écriture compris, je n'ai pas eu envie d'en savoir plus, j'ai fini par perdre de vue l'intérêt du récit.

Je ne me suis absolument pas attachée à la blonde narratrice (amoureuse de ses cheveux) et ses délires de perceptions de junkie ne m'ont pas intéressée. Notez que j'y ai pourtant mis de la bonne volonté: j'ai tenté d'avancer ma lecture après une soirée bien arrosée (je me suis dit que ce serait une forme d'hommage à l'auteur...) mais ça n'a pas été plus concluant...

Ni sobre ni ivre je ne suis parvenue à tenir le rythme endiablé de Caicedo.


Finalement je me suis forcée à terminer ma lecture (j'ai failli abandonner mais il ne restait que 30 pages...) .


J'ai envie de dire que ce roman est emblématique de la beat generation colombienne (je ne sais pas si ça existe mais c'est exactement ce que j'ai ressenti en le lisant). Et tout comme pour les auteurs de la beat generation, j'ai du mal à adhérer.


Encore une fois (ça m'arrive parfois avec les lectures), j'ai senti que je tenais entre les mains un roman de qualité mais je n'ai pas su l'apprécier.

 

Merci aux éditions Belfond d'avoir été dénicher un auteur qui mérite d'être plus connu en France (la couv' colorée est très sympa!).

 

 

 

 

 

 

Rédigé par gridou

Publié dans #romans

Commenter cet article

christine 21/11/2012 19:42


ce bouquin était illisible

gridou 21/11/2012 20:51







Guillome 16/10/2012 12:51


ce livre me tentait bien...mais en lisant ton avis...et puis cette couverture, je la trouve horrible. Mais bon, en
te lisant "beat generation colombienne" ça me redonne envie...bon sinon, ça y est je m'amuse comme un fou avec tumblr

gridou 16/10/2012 13:47



oui j'ai remarqué !


Pour la musica...je ne sais pas si ça te plairait...Mais sur babelio il y a des avis enthousiastes.