Tous les matins je me lève de Jean-Paul DUBOIS

Publié le 28 Avril 2011

dubois                  ????

Aïe aïe aïe...Que je suis embêtée pour parler de ce livre auquel je trouve plein de qualités mais qui pourtant ne m'a pas emballée...

Je n'ai aucune envie d'en dire du mal et mes réticences sont vraiment très personnelles. J'espère donc ne décourager personne.


L'histoire en 2 mots:

Paul Ackerman est écrivain, marié, 3 enfants. Il travaille chez lui, à son rythme, ce qui signifie qu'il travaille plutôt la nuit et se lève tous les jours à midi. Il va ensuite prendre son café au bord de la piscine. "Tranquille !!" comme on dit dans le sud. Il est fou de vieilles voitures. Complètement insouciant des tracas du quotidien. Payer les factures, s'occuper des gosses et faire les courses: il ne connaît pas. Surveiller l'état de son compte en banque non plus.


Un résumé très vite fait car il ne se passe pas grand chose dans la vie de Paul. Il passe ses journées à essayer d'écrire et prendre du bon temps. Il est souvent seul et quand il est confronté aux autres, que ce soit son banquier, son assureur, un critique littéraire, un médecin ou un mécanicien, les rencontres sont cocasses. Il laisse sa mauvaise humeur prendre le dessus et dit les choses comme elles lui viennent à l'esprit. Parfois il se retient de dire ce qu'il pense, et alors il en rêve la nuit et évacue tout ça dans des rêves de combat de boxe ou de match de rugby.

Bien qu'il n'y ait pas beaucoup d'action, on ne s'ennuit pas. Dubois fait preuve de beaucoup de distance et d'ironie. La façon dont le narrateur parle de ses enfants, de l'acné de son ado notamment, est très très drôle. De même que ses bonnes résolutions (qu'il prend pour la 200ème fois et durent  24h). On a tous un peu de Paul Ackerman, on se reconnaît forcément et c'est bon de déculpabiliser de sa flemmardise!

Une phrase qui résume bien l'ensemble du livre:

"Je ne vivais pas au-dessus de mes moyens, je vivais ailleurs, au pays de l'insouciance et de l'inconséquence, là où l'argent ne s'accumule jamais mais permet simplement de passer d'un jour à l'autre sans trop se soucier".


Alors?? Pourquoi tant de réticence à dire "J'aime" ???

Parce que Paul Ackerman est un loser immature qui m'a agacée dès le début. Je n'ai pas pu m'empêcher de m'identifier à sa femme (sainte femme !!) qui supporte ses gamineries sans broncher (elle fait un peu la gueule à un moment mais pardonne vite). Son égoïsme n'a d'égal que son égocentrisme. Et c'est ce qui fait tout le charme du livre donc on peut dire que je suis passée à côté...

Dans le genre "loser", j'ai adoré Halvard Sanz, le personnage du "chameau sauvage" de Philippe Jaenada (que j'ai lu plusieurs fois). Peut-être parce que je l'ai lu plus jeune...

 



Rédigé par gridou

Publié dans #romans

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Fan de Jean Paul Dubois 30/04/2011 14:43



oui il y a des éléments commun entre chaque livres. Par exemple le héros, s'appelle souvent Paul, il y a toujours un moment ou ça parle de tondeuses etc



gridou 02/05/2011 10:54



A une epoque j'étais une grande fan de John Irving, j'ai tout lu de lui et c'est vrai que sans que les livres se ressemblent forcément, il y a des thèmes chers à l'auteur qui reviennent
systématiquement...la part de vérité dans la fiction??



sophie 30/04/2011 11:42



J'aime bien Dubois, il me touche et me fait rire, j'avais particulièrement aimé "Une vie française".



gridou 30/04/2011 14:19



On dirait que j etais la dernière à ne pas connaitre Dubois...Ouf! c'est réparé !



Fan de Jean Paul Dubois 30/04/2011 10:16



@lasardine : Je suis une grande fan de Jean Paul Dubois. Il y a toujours quelque chose que j'aime dans ses livres. Peut être sa façon de suggérer plein de choses avec des phrases
courtes. J'avais bien aimé celui-ci mais c'est vrai que "vous plaisantez monsieur Tanner" est incontournable. "Les accomodements raisonnables", c'est très bon aussi. J'ai moins
aimé "les hommes entre eux". Je ne suis pas rentré dedans.



gridou 30/04/2011 14:17



Bonjour,


C'est le 1er que je lis mais j ai entendu dire qu il y a des elements communs à tous ces bouquins, voire qu il ne se renouvelle pas trop. C'est le cas à ton avis ?



lasardine 29/04/2011 19:31



de l'auteur j'ai beaucoup aimé "Les accomodements raisonnables" mais beaucoup moins "Parfois, je ris tout seul"...


il va donc falloir que j'en lise un autre!! :D


je suis assez tentée par "Vous plaisantez..."



gridou 30/04/2011 14:14



C'est un titre qui revient pas mal dans les commentaires effectivement...



Pierre FAVEROLLE 28/04/2011 20:43



Salut Gridou, je suis à la fois embêté et heureux de lire ton avis. Embêté car je te l'ai conseillé (j'ai du le lire 7 ou 8 fois, 1 fois par an environ depuis sa sortie), et heureux car tu donnes
un avis très juste et très analytique. Je suis d'accord avec toi, et tu es la première personne qui n'a pas vraiment aimé. Mais il en faut une, n'est ce pas ? Ce roman restera pour moi celui de
la découverte d'un auteur mais aussi celui d'un hymne à la joie de vivre et du rêve. C'est mon livre culte, chez les Français du moins. Quand on lit un livre, il faut le lire au bon moment, celui
ci est tombé à un moment où j'étais débordé par mes études et où j'aurais aimé comme lui me réserver une part de rêve. Après ce fut la vie active et là encore, même si j'adore mon boulot, il
reste en moi une part de rêveur. Il faudrait que je le relise maintenant que j'ai des enfants. ça me ferait une belle tranche de nostalgie. Merci pour cet article !



gridou 29/04/2011 10:39



Merci Pierre !


Effectivement, c'est plutot optimiste et vers le milieu du livre (scene du proviseur), j ai même eu de la sympathie pour lui et puis c'est reparti... Je crois que sa passion pour les bagnoles m'a
un peu gonflée aussi - ça ne me parle pas du tout.


Et tu as raison, c'est vraiment une question de "lire au bon moment" .