bruen london bd       J'AIME  !!

 

En d'autres circonstances, j'aurais sûrement dit "j'adore" mais voilà, j'ai eu une boulimie de Bruen (3 à la suite) et je frôle le trop plein.

Quel dommage! C'est un peu comme de terminer un repas copieux par un gros gâteau.

Trop mangé. Plus faim....On n'apprécie même pas...

Ce n'est pas vraiment de la lassitude mais il y a tellement de similitudes d'un roman à l'autre (le même style de personnages, les mêmes références littéraires/ culturelles, et même la mise en page des énumérations...bref tout ce qui fait la patte de l'auteur et son intérêt) que j'ai cette fois été (très légèrement) moins emballée.

 

Mitch sort de prison au début du roman. On comprend très vite que ce n'est pas le genre de bonhomme qu'il faut taquiner.

"Je lui ai attrapé le bras et je le lui ai cassé sur mon genou. Puis je suis remonté dans la camionnette, le feu est passé au vert. Norton a appuyé sur le champignon en beuglant:

- Putain Mitch, t'es givré ou quoi? T'es pas sorti depuis quoi...10 minutes?"

Ses anciens potes s'empressent de lui proposer du boulot (braquage, racket...) mais une autre proposition lui tombe dessus par hasard. Boulot honnête et très bien payé: homme à tout faire chez une vieille actrice sur le déclin.

Il accepte et veut profiter de l'occasion pour se ranger mais dans le milieu des truands, on a toujours une dette à régler. Le retour à une vie normale ne sera pas pour tout de suite...

 

 

Dans ce roman l'intrigue est vraiment soignée (contrairement à la série Jack Taylor ou les enquêtes passent au second plan).

Truands, menaces, vengeances, trahisons, meurtres...On trouve de l'action, de la violence, un peu de sexe...tout ce qui fait un bon roman noir bien ficelé.

Avec en prime le style Bruen.

Donc avis aux amateurs, London Boulevard est un très bon polar!


 

Dailleurs, dès que je me serai remise de mes excès...je remets ça !

 

 

Concernant le film sorti en 2010:

Je n'en ai vu que la bande-annonce et lu le synopsis mais ça m'a suffit pour affirmer que le scénario n'est pas très fidèle au roman...

En lisant le roman je me demandais quel rôle Colin Farrell  pouvait bien jouer. Parce que Mitch se décrit ainsi:

"J'avais 45 ans.(...)Une crinière blanche mais encore abondante. Le regard noir et je ne parle pas que de la couleur des yeux. Un nez vilainement amoché mais compensé par une bouche généreuse."

Pas envie de le voir ce film...je vais rester sur le livre.

Publié dans : polars
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ignorants_davodeau.jpg       Carte blanche à Olive....

 

 

"Vis ma vie!!"


Je commencerai par remercier Gridou qui m'a offert cette BD en pensant à moi je suppose pour "le vin et la bd".
Quand un grand vigneron et un dessinateur se rencontrent et partagent...

C'est avant tout la bande dessinée d'un auteur qui aime lire des BD; de nombreuses références sont citées dans le livre, elles permettent aussi au vigneron de découvrir l'univers de la BD qu'il ne connaît que très peu. C'est aussi la naissance d'une amitié entre deux copains qui se font confiance et qui se respectent dans leurs goûts respectifs.
Un apprentissage ou chacun est "maître" et "apprenti" à son tour.
J'ai commencé le listing de toutes les références en auteurs et vins qui se trouvent à l'intérieur pour continuer à partager...et découvrir.

Olive
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Bruen_toxic_blues_G-copie-1.jpg          2ème volet des aventures de Jack Taylor

 

On a laissé Jack en partance pour Londres à la fin de delirium tremens...le voici de retour à Galway.

Jean délavé, cuir noir et coke en poche (ça c'est nouveau).

A peine arrivé, un job se présente à lui: découvrir qui assassine des Tinkers (clan de nomades irlandais). La police ne semble pas s'en soucier et ne voit pas d'un très bon oeil que Jack s'en mêle.

Pas que la police d'ailleurs...Pas le temps de démarrer l'enquête qu'il se fait péter le nez et les dents.

Ceci dit, Jack n'est pas très pressé de se mettre au boulot. Il est bien trop occupé à écumer les bars, gérer sa vie sentimentale compliquée (Ann, Kiki, Laura...) et faire remplacer ses dents.

Nous voici arrivé à la moitié du livre et l'enquête n'a pas démarré, Jack n'a toujours pas levé le petit doigt pour interroger qui que ce soit...

 

Ce volet est moins drôle (que le précédent et que ce que j'ai déjà lu de Bruen). Je n'y ai pas retrouvé l'humour cynique que j'aime tant chez Bruen. Par contre, j'ai été en immersion dans la vie de Jack, comme une petite souris (salut Bruno!) qui assiste sans être vue à la descente en chute libre de son héros.

Beuverie, gueule de bois, trou noir, solitude et désespoir...Le tout parsemé de citations et de références musicales...

Dur à encaisser...

L'Irlande est aussi un des personnages du récit. Les traditions qui foutent le camp, les projets immobiliers qui gâchent le paysage et les tinkers, ces gitans irlandais rejetés par la population...C'est aussi tout ça Toxic blues.

 

L'avis de Pierre, très enthousiaste, est ici: clic.

 

En ce qui me concerne, je serai plus nuancée...Je dirai plutôt que Toxic blues est un maillon important de la chaîne (pour qui a prévu de se plonger dans les aventures de Jack Taylor) mais je ne le recommanderai pas en lecture individuelle. L'enquête est plus que jamais secondaire, les citations et références musicales sont un peu trop présentes à mon goût, et Jack est vraiment trop déprimant.


D'ailleurs, pour éviter qu'il ne m'entraîne dans sa chute irrémédiable, je continue ma découverte de Bruen avec London Boulevard, un roman qui ne fait pas partie de la série...

 


 

 

 

Publié dans : polars
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bruen.jpg           YES !!!!

 

La flemme de pondre un résumé... Je vais laisser Jack Taylor raconter:

 

"Viré de la police pour avoir foutu sur la gueule d'un député. Des regrets? Aucun. Sauf de ne pas avoir cogné plus fort. Après ma mise à pied, j'avais progressivement glissé dans la spirale de l'enfer éthylique. Et je m'étais installé à Galway, détective privé et foireux dont les enquêtes avaient causé plus de dégâts que les crimes qu'elles devaient résoudre."

(extrait de la 1ère page de Toxic Blues, le second volet de la série Jack Taylor).

 

Delirium tremens c'est

              là où l'on rencontre Jack Taylor pour la 1ère fois

              une enquête qui passe au second plan

              un style ciselé, cynique et noir

                                    mais aussi très drôle

              et l'Irlande

 

Le roman est très centré sur le personnage de Jack, mal dans sa peau, mal dans sa vie. Un vrai "méchant cochon" (cf. Méchants cochons d'Andy Riley).


"Je soulevai le type par sa chemise. (...) et par dessus le garde fou. Que son poids l'entraîne dans le canal. (...)on entendit des hurlements dans l'eau. Elle dit:

- je crois qu'il ne sait pas nager.

- ça gêne quelqu'un?"

 

Un méchant cochon qui a un sens de la justice très personnel...mais qui a bon fond quand même.

 

J'ai déjà dit tout le bien que je pense de cet auteur au style inimitable pour le dramaturge et en effeuillant Baudelaire. Pour delirium tremens, c'est pareil. D'ailleurs j'aime tellement que j'ai attaqué direct le second volet de la série.

 

 

Pour la petite histoire:

J'ai eu la drôle de surprise de découvrir un paragraphe qui m'a semblé familier en lisant delirium tremens...Et pour cause ! J'avais déjà lu cette histoire du papa comptable qui quitte la maison avec ses 10 costumes et se jette sous un train... A moins que Cathy (l'amie de Jack Taylor) et Michael Shaw (le perso de en effeuillant Baudelaire) soient frère et soeur (et ce n'est pas le cas), on peut dire que Bruen a recyclé une bio de personnage. Amusant non?

 

 

Publié dans : polars
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  blacksadT1.jpg Tome 1 - Quelque part entre les ombres

blacksadT2.jpg Tome 2 - Artic-Nation

blacksadT3.jpg Tome 3 - Âme rouge

blacksadT4-copie-1.jpg Tome 4 - L'enfer, le silence

 

Excellente série policière !


Ma bibliothèque municipale a la bonne idée de prêter les BD en lot. Et hop, me voici repartie avec les 4 tomes de Blacksad sous le bras. Depuis le temps que j'en entendais dire du bien...Je n'ai pas été déçue.

(A noter: les tomes sont indépendants les uns des autres)


Blacksad est le personnage principal de la série. Détective privé à l'ancienne (comprendre à la Sam Spade/ Philip Marlowe, ambiance film noir des années 50) séducteur, bagarreur etc...Il peut être aussi garde du corps...En tout cas c'est un chat et tous les personnages de la série sont des animaux anthropomorphes hyper expressifs.


Les illustrations sont SUPERBES, colorées, très détaillées...

Les histoires sont bien ficelées, assez élaborées sans être trop complexes. On trouve notamment une intrigue sur la haine raciale mettant en scène le KKK, une autre sur la chasse aux sorcières aux États-Unis etc...

 

En bref, la préface de Loisel résume assez bien mon avis:

"C'est beau, c'est fort, c'est vivant, c'est original, tout est là! L'ambiance, les couleurs, les cadrages, les gueules, les dialogues...Tout pour perpétuer une bonne vieille tradition du polar."

 

A recommander aux amateurs de polars curieux d'élargir leurs horizons (je ne vise personne mais j'en connais qui ne se sont pas encore lancés dans l'aventure BD et qui pourraient s'initier facilement avec Blacksad...).

 

En attendant le T5 (en cours d'écriture), voici quelques illustr' pour savourer le dessin (hi hi les oreilles couchées du chat sur la 1ère, j'adore!)

 

 

blacksadimage.jpg

blacksadimage2.jpg

blacksad-fond-2.jpg

 

Blacksad-06

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mourircesoir      Mon 1er québécois...

 

Quelle drôle d'expérience que cette lecture...

J'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans à cause du style et (pardon aux québécois!) de la langue.

L'auteur utilise un langage familier truffé d'expressions bien de chez lui auxquelles j'ai mis du temps à m'habituer, comme "une distributrice" (chez nous on dit un distributeur), "une job" (un job), "un dépanneur" (genre d'épicerie tout le temps ouverte), "on est rendu des vedettes", "Ma tabarnak" (), etc...

Même si au début on trébuche un peu sur les mots inconnus, on comprend facilement le sens et la fluidité de la lecture ne s'en ressent que dans les premières pages...

 

Carl White est photoreporter. Il travaille de nuit aux faits divers. Toutes les nuits, il traîne dans sa vieille Buick à manger des chips et attendre les appels de Clara lui indiquant l'adresse des prochaines photos à prendre. Il lui balance quelques vacheries, elle le lui rend bien, puis il s'applique à arriver en retard sur les lieux, le dernier si possible, prend quelques clichés et retourne boire du café dans sa bagnole. 3 ans que ça dure...Puis arrive Tania, une nouvelle dans l'équipe de nuit "décidément trop vive, trop intelligente, trop belle."...

 

Présenté comme ça, on pourrait s'attendre à une histoire à l'eau de rose un peu foireuse....Mais pas du tout !

Premièrement parce que Pour ne pas mourir ce soir est un polar, et que les personnages sont trop occupés à mener l'enquête et sauver leur peau pour se raconter des niaiseries en se regardant dans le blanc des yeux. (J'écris ça parce que ça sonne bien mais l'action met un peu de temps à démarrer en fait...Ce que je n'ai pas trouvé gênant du tout, ça laisse le temps de connaître un peu mieux les personnages).

Deuxièmement, parce l'auteur est plutôt du genre direct que fleur bleue. Un peu cinglant avec le monde des medias. Le personnage de Carl, le photographe, est un loser asociale, complètement désabusé et cynique. Hyper drôle (enfin, le genre d'humour qui me fait rire...). On ne sait pas trop ce qui lui plaît dans la vie, en tout cas, il y a beaucoup de choses qui l'emmerdent...

Enfin, le style d'écriture, que j'évoquais au début est très particulier. Du genre qu'on aime ou qu'on déteste (ou qu'on comprend rien...). Jamais l'auteur n'utilise le "JE" quand le narrateur parle mais le "ON". Les phrases sont très courtes, souvent sans verbe. C'est un peu déroutant au début mais ça contribue à créer une atmosphère très particulière. On peut dire que pour un 1er roman, l'écriture est très audacieuse et j'en suis ressortie charmée.

 

 

J'ai noté cette très juste réplique:

"(...)les medias sont là uniquement pour vendre de la pub, pas pour informer."

 

 

Un grand merci à Richard pour cette insolite lecture ! Son article ici.

 


 

Publié dans : polars
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manchette   A l'ancienne...

 

C'est Claude Le Nocher qui m'a envoyé ce roman. Il est devenu ma lecture "imposée" pour le 900ème commentaire que Claude a posté ( d'ailleurs je rattrape mon retard et j'ai bon espoir de pouvoir relancer le jeu pour le 1500ème com').

 

La position du tireur couché est le dernier roman de Jean-Patrick Manchette, publié en 1981.

J'avoue, pauvre inculte que je suis, n'avoir jamais entendu parler de Manchette, ni du néo polar auparavant. Je faisais un peu comme Mr Jourdain en fait, je lisais du néo polar sans le savoir...

 

 

Petite parenthèse culturelle: *

France, début des années 70. Le roman policier français se fait le porte-voix de la dénonciation des inégalités, du racisme, des injustices et des magouilles du pouvoir. Un roman social, des anti-héros violents en guerre contre la société et des auteurs oscillant entre l'image de la décadence de la société d'aujourd'hui et la nostalgie des polars d'hier.(...) En tête de cortège, Jean-Patrick Manchette, qui devient le maître incontesté du néo-polar.

 

* pioché sur le site noir comme le polar

 

On trouve aussi un article fort intéressant chez Mic sur la fin du néo polar.

fin de la parenthèse.

 

 

La position du tireur couché m'a fait pensé à un vieux film de truands en noir et blanc. En plus sanglant. Il plane sur ce roman une odeur de fumée de gauloise, de vieux bistrot, de vieille bagnole...

 

Terrier est tueur à gage depuis 10 ans. Il décide, au début du roman, de raccrocher. Utiliser ses économies pour retourner en province retrouver celle qui a juré de l'attendre. M'enfin les promesses qu'on fait à 16 ans...

Bien sûr, ceux qui l'emploient ne l'entendent pas de cette oreille. Ils ont encore besoin de lui. Et puis, le type qui gardait son bas de laine s'est un peu servi au passage...Bref, rien ne se passe comme prévu. Terrier se retrouve embarqué dans une cavale sanglante pour sauver sa peau, poursuivi par on ne sait qui. Tous ceux qui ont un rapport de près ou de loin avec Terrier sont sauvagement exécutés...

 

Le style de Manchette est très particulier: il ne décrit que les comportements des personnages, jamais leurs sentiments. Du coup, les scènes violentes sont décrites avec un tel détachement qu'elles en deviennent presque comiques.

Le rythme est haletant et jusqu'au bout, on se demande qui s'acharne ainsi sur ce pauvre Terrier.

La fin est un peu loufoque...

Un bon moment littéraire, très distrayant, qui se lit d'une traite.

 et une contribution au challenge douce France.

  Challenge-Douce-France-bis-copie

 

 

Merci Claude !

Publié dans : polars
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toute la série Jack Taylor

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...

????

Je recommande:

au rayon polar:

cerfvolant

au rayon "pour se marrer un peu"

mechantscochons couv

au rayon roman :

tour

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